Liane forestière, la vigne a tendance à s’étendre, et à se répandre indéfiniment. On taille la vigne à 2 reprises durant l’année, la première taille s’effectue à la fin de l’hiver après les gelées et enfin en été lors de la fructification.

Outre le fait que la tailler va vous permettre de contrôler son développement et de lutter contre l’acrotonie,  vous obtiendrez en plus de bien meilleures grappes de raisin. En effet, sans taille, vos raisins  seront moins nombreux et souvent très acides. Tailler les sarments, c’est opter pour une récolte de qualité avec des raisins plus sucrés et des grains de plus grande taille. En outre, vous assurez par la même occasion la pérennité de votre vigne. Mais attention, pour ne pas épuisez votre pied, adoptez les bons gestes.

Recommandations d’usage

La taille doit s’opérer avant que la végétation ne redémarre. Le cas échéant, vous aurez une vigne qui pleure autrement dit, un écoulement de sève sur chaque coupe ce qui l’affaiblira.

La taille doit prendre en compte la variété de votre raisin. S’il s’agit d’un chasselas, elle sera à deux yeux. S’il s’agit d’un muscat, elle sera à trois yeux. Quant aux variétés dites à gros bois, elles devront être taillées à quatre yeux. Tous les bourgeons émis par votre pied de vigne ne donneront pas une grappe de raisins. Leur emplacement sur le sarment vous aide à reconnaître ceux qui sont stériles. Situés à la base ou à son extrémité, ils ne sont que rarement productifs.

Pour la période, il vous faut être prudent. Dans la théorie, une vigne peut être taillée dès qu’elle a perdu ses feuilles.

Mais tout n’est pas aussi simple, elle finit de les perdre en novembre, période où dans la plupart des régions, les gelées démarrent. De plus, elle redémarre son cycle végétatif au printemps, où les gelées sont encore fréquentes et les jeunes pousses y sont très sensibles.

En parallèle, tailler la vigne  alors que les bourgeons ont déjà éclos n’est pas une idée lumineuse.  Mieux vaut s’adapter au climat de votre région et trouver le meilleur moment – pendant le repos végétatif – entre la fin des gelées et la date du débourrement.

Outils utiles

Une multitude d’outils sont utiles et sont dès lors requis pour tailler votre vigne. En fonction de l’épaisseur du sarment et de la facilité avec laquelle vous souhaitez travailler. Pour cela vous pouvez opter pour des outils manuels tel que le sécateur à crémaillère ou le sécateur à galet pour les plus petites branches. Choisissez des outils avec une assistance de taille car le bois de vignes est un bois très dur considéré par certain comme un des rares bois incompressibles comme l’if.

 

  • Types de taille bourgeons
    Il existe différents types de taille.

Pour exemple, la taille en Guyot – pour les Chardonnay et le pinot blanc – rapide et facile à pratiquer. Elle peut être simple à long bois – entre et 5 et 8 bourgeons et un courson soit 2 bourgeons – ou bien double, le pied de vigne est alors avec deux bras, portant chacun un courson et un long bois.

La taille peut être aussi en cordon de Royat. Il s’agit alors d’une taille courte caractérisée par un tronc vertical qui soutient une à deux charpentes horizontales. Lesquelles, portent des coursons à un ou deux bourgeons chacun.

Il existe aussi la taille dite en gobelet avec 4 à 5 coursons à deux yeux sur 3 à 5 bras. Dans ce cas, la charpente est courte.

Quant à la taille de chablis, c’est une taille mixte en éventail à ne pas confondre avec la taille médoc mixte mais avec des bois non pliés.

 La taille doit donc être adaptée à chaque cep de vigne et prendre en compte son état général. S’il est vigoureux, inutile de le tailler, il supportera aisément le poids des raisins. Mais si son développement est moyen, une simple taille légère peut l’aider à reprendre.

Et n’oubliez pas le dicton : taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars.